STABILITÉ DES TRANSES ET FACTEURS CRITIQUES

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Dans les différentes transes que nous vivons ou que nous faisons vivre à nos partenaires, nous pouvons facilement remarquer qu’il y a durant une même séance des variations.

En effet, par période tout peut sembler plus clair, il y a plein d’images, de mots, de sensations qui nous arrivent, puis quelques instants plus tard c’est plutôt vide. Comme si les questions, le chemin emprunté n’offraient plus de réponses.

Je constate de plus en plus que le facteur critique offre deux facettes voire peut etre double. Le premier sas du conscient vers le subconscient, empêchant l’influence de toutes les informations reçues comme suggestions.

Le second du subconscient vers le conscient qui empêche que des souvenirs, émotions, sensations ne fassent surface dans le conscient, risquant d’être difficilement acceptés voire tolérés.

Dans le modèle entre la stabilité de la transe et les contournement des facteurs critiques, nous avons la capacité de dialogue entre le conscient et le subconscient.

Dans l’idéal, le conscient devrait etre présent comme récepteur d’informations fluides du subconscient et le questionneur des dites informations.

Seulement la transe étant instable le dialogue peut paraitre monologue et soit le conscient prend place et ne parvient plus ‘consciemment’ à entendre le subconscient, ce qui peut se traduire par des larmes, des peurs ou des émotions qui remontent ‘sans raison’ apparente.

Soit le subconscient prend quasiment toute la place et dans ce cas le conscient n’arrive plus a traduire, voire analyser le contenu. Dés lors l’opérateur devient la mémoire et l’analyste du partenaire.

Il arrive fréquemment que le subconscient prenne une grande place quand le facteur critique subconscient > conscient laisse filtrer des éléments importants. Pour exemple une grande violence, des attouchements ou autres expériences traumatiques que le conscient ne pourrait supporter.

C’est un peu comme dans la notion du rêve qui va permettre au subconscient de donner des informations parfois tellement incompréhensibles que même si nous nous en souvenions le conscient reste incapable d’en trouver une logique et l’oublie.

Cela nous donne également une ébauche de compréhension sur la difficulté de la prise de conscience. Il se peut que nous puissions avoir une séance avec une personne tres motivée pour se sortir d’une problématique. Le conscient présent voire sur présent mènera la transe, nos suggestions pourront etre assimilées par le subconscient qui à comme un droit de réponse.

A ce moment là, soit la transe se meut pour offrir une place d’expression du subconscient et donc un contournement du facteur critique, offrant une réponse, via une émotion, une sensation, une image en somme une prise de conscience. Cette dernière nous offrant une orientation à la séance, avec par exemple une réponse à une suggestion qui exprime que la direction prise n’est pas la bonne.

Exemple : un fumeur qui est motivé pour arrêter, des suggestions pour arrêter l’habitude, puis une image un déclic, un souvenir. Le partenaire se souvient que le père lui disait qu’un vrai homme fume. De cette information subconsciente on part sur problématique de ‘virilité’.

Soit la transe ne varie pas suffisamment et le subconscient ne contourne pas le facteur critique, le conscient étant trop présent, laissant la suggestion dans une phase de gestation. Cette dernière étant peut etre dissonante avec des besoins du subconscient donc n’apportant pas de retour attendu.

Exemple : le fumeur s’est donné un délai pour réussir a etre non fumeur, il n’est pas là pour gratter le passé. Même au moment de parler de son père, il s’arrête avec une réflexion type : je ne suis pas la pour parler de lui.

Il est vrai qu’avec un seeding de séance en séance il soit possible de voir des effets se mettre en place, seulement le subconscient va faire pousser ce nouveau processus non loin de celui qui avait besoin de sortir, de s’exprimer (via une abreaction).

Une mauvaise herbe peut ronger après la nouvelle plante… C’est une des raisons pour laquelle il est bon de retirer les attentes excessives des clients. Sur certains sujets il est bon d’avoir une transe consciente, pour d’autres surtout lorsque les outils comme la régression peut être utilisée, l’attente offre trop de place au conscient pour que le subconscient s’exprime librement et qu’il offre les informations les plus importantes pour le mieux être du partenaire.

Je continuerai sur ma réflexion d’instabilité de transe et de double facteur critique dans des papiers à venir.

Prenez soin de vous,

Be one

Pank

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